Geoffrey ne se considère pas comme un vrai photographe : son objectif, à lui, est de préserver la vie de la faune. Sa passion pour la photographie est née il y a seulement quelques années : « De par mon métier, beaucoup de photographes se sont intéressés à moi et au travail que j’effectue. Ils venaient photographier les espèces que je soignais. Un jour, j’ai eu envie de faire comme eux. C’est de cette manière que j’ai commencé mon activité. »
Il ne souhaite pas déranger les animaux lors de ses prises de vue : son intérêt est de respecter l’animal et non de prendre des photos problématiques. « Je suis assez déçu du comportement de certains photographes », évoque-t-il.
Le Brunehautois insiste également sur le fait que chacun est capable de faire un petit geste pour préserver la vie sauvage, une cause qui lui tient véritablement à coeur : « Il faut éviter de se balader dans les forêts avec des chiens sans laisse, car c’est bientôt la saison des naissances. Je conseille aussi de garder un petit coin sauvage dans son jardin afin de permettre aux animaux sauvages de s’y réfugier. Les abris et les nichoirs sont aussi idéaux pour abriter les espèces volatiles. »
Geoffrey est convaincu que ce que l’on visualise permet de prendre conscience de la vie sauvage et de préserver davantage les espèces qui nous entourent. Grâce à sa page Facebook, où il expose ses photos, plus d’une dizaine d’habitants de la région l’ont sollicité afin d’installer un nichoir dans leur jardin. Cela représente une centaine de naissances, un chiffre qui réjouit Geoffrey.
Mais Geoffrey a déjà rencontré d’impressionnantes situations : « Je me suis déjà retrouvé entre deux cerfs prêts à s’affronter. Heureusement, j’ai trouvé un arbre sur lequel j’ai pu me réfugier. Une maman sanglier, accompagnée de ses petits marcassins, peut également être assez agressive : il faut prendre ses précautions pour ne pas déranger l’animal. »
Accompagné de son fils, Geoffrey s’occupe actuellement d’une petite chouette. Une manière de sensibiliser les plus jeunes à la préservation des espèces.
Il partage l’évolution de celle-ci sur sa page Facebook : Quit Photography Nature